_______Picture : I can't recognize my OWN face.____ Je ne sais plus quoi écrire. C'est vrai. Je ne sais plus. Il y a tellement de choses qui se débattent en moi, de sentiments, de désespoir. Je ne sais pas où j'en suis, ce que je dois faire, ce qui va se passer plus tard. Parce que souvent il m'arrive de ne plus penser à rien et de me dire que je suis, en ce moment même, en train de "vivre" et pourtant ce n'est pas quelque chose que l'on réalise si facilement. Ce n'est pas une histoire, un film ou un jeu, c'est une réalité et pourtant je n'arrive pas à m'en rendre compte. Peut-être bien que je ne veux pas. Parce que tout devient de plus en plus compliqué, au fur et à mesure qu'on avance, et moi, je ne sais toujours pas, à quoi je sers ici. Une existence impromptue? inattendue ? non-voulue ? Vous ne vous rendez pas compte à quel point c'est difficile de se dire que sans certaines personnes, on n'existe pas. Je n'ai pas existé, pendant très longtemps, jusqu'à que je tue ce "moi" que mes parents avaient si fièrement bâti, cette version 2.0 de eux-mêmes, une version ratée en fin de compte. On dit que les aînés sont toujours les brouillons, en ce qui me concerne c'est vrai. Mais en échange, j'ai réussi à tuer ce "moi" qui en fait n'était pas le "moi" que je voulais, celui que j'ai réussi à débloquer au niveau 12 de ma vie. Qu'est-ce que j'y ai gagné ? Un caractère qui pourrait sembler la plupart du temps déplaisant, excentrique, trop direct, tout le contraire de ma petite-s½ur. Bien que j'aie un goût pour le dessin, la musique, les livres, la photographie plus développé que celle-ci, mes parents sont bien plus satisfaits de cette dernière que de ma présence, parce que justement, elle, bien qu'elle ait une personnalité plus "banale"que la mienne, est encore ignorante. Après tout, tous les parents voudraient que leurs enfants les suivent jusqu'au bout. Je ne peux pas, je ne veux pas. Oui en effet je psychote. Et à force de trop psychoter, je finis par psycho-somatiser. Des plaques s'étendant de l'extrémité de mes doigts à mes poignets.rien que de penser me fait mal à la tête, tout le temps, tout le temps.
Juste l'espace d'une seconde j'aimerais que rien ne me traverse l'esprit, histoire de se sentir vivante pendant au moins un bref instant. Ces seuls moments de répit sont ceux pendant lesquels je ferme les yeux et me laisse bercer par la musique jusqu'à ce que je m'endorme et me vide de tout raisonnement, parce qu'à ces brefs moments, j'oublie qu'il y aura un autre jour qui se lèvera bientôt. J'ai peur de demain, toujours.
_______Oui, l'ignorance, c'est le pur bonheur.____